L’influence de la musique tzigane dans la musique classique
La musique tzigane et gitane est souvent rangée dans la catégorie des « musiques du monde » ou pire des musiques folkloriques. Or elle a inspiré certains auteurs classiques, qui n’ont pas hésité à instiller dans leurs musiques des influences, issues du flamenco, ou des airs traditionnels tziganes.
Vendredi 17h30
25 avril
Château d’Astouin
Entrée libre

Des musiciens de formations classiques, fascinés par cette musique alternant des vagues de tristesse lancinante avec l’allégresse joyeuse et insouciante de la liberté, se sont très largement inspirés de ce répertoire traditionnel « libre de droits » pour en faire des « classiques » au sens noble.Ces compositeurs ont su adapter la musique Tzigane selon leur propre sensibilité.
Joseph Haydn, pourtant adepte de structures musicales très classiques, a succombé aux rythmes endiablés et parfois dissonants des harmonies tziganes, pour preuve le dernier mouvement de son « Trio pour piano n° 393 intitulé « In the Gypsy’s style » (1795).
Quant à Brahms, dont les « Danses hongroises », composées entre 1867 et 1880, comblent les amateurs de musique classique, elles ne sont que la simple transcription pour piano de mélodies populaires jouées dans les fêtes populaires d’Europe centrale.
Le compositeur Roumain Enesco retranscrira également pour le piano des mélodies populaires roumaines connues sous le nom de « Rhapsodie roumaines » (1901) avant de composer des pièces originales inspirées de la technique musicale tzigane faite de gammes chromatiques et de trémolos.
D’origine hongroise, Franz Listz s’aperçut très tôt que les musiques populaires hongroises et bohémiennes pouvaient être une source d’inspiration. Lui qui disait des Tziganes : « le soliste joue une mélodie faite de rupture de mode ou de rythme, il divague durant une improvisation sempiternelle », il composera « à la hongroise » 19 rhapsodies.